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OQTF : son mari travaille en France, ses six enfants y vivent, elle risque l’expulsion vers le Maroc
jeudi 13 août 2026, par
Une mère marocaine de six enfants, installée en Haute-Saône, a été placée en centre de rétention en vue de son éloignement. Son mari travaille en France et leurs enfants y sont scolarisés, mais la justice a estimé que la famille pouvait se reconstituer au Maroc.
Une famille séparée en quelques heures.
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Une ressortissante marocaine de 40 ans, installée à Vesoul avec son mari et leurs six enfants, a été placée dimanche 9 août au centre de rétention administrative de Metz.
Cette mère de famille s’était simplement présentée au commissariat dans le cadre de son assignation à résidence lorsqu’elle a appris qu’elle allait être conduite au CRA en vue de l’exécution de son obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Selon son avocat, Florent Diaz, elle n’a même pas pu rentrer chez elle avant son transfert.
Elle aurait ainsi été emmenée sans pouvoir « dire au revoir à ses enfants ».
Les six enfants du couple, âgés de 21 mois à 13 ans, sont restés auprès de leur père. Deux d’entre eux sont nés en France.
Leur situation familiale rend le dossier particulièrement sensible.
Le père dispose en effet d’un titre de séjour en qualité de salarié et travaille comme chauffeur poids lourd chez Stellantis à Vesoul.
Les enfants sont quant à eux scolarisés en France.
La justice estime que la famille peut vivre au Maroc
La mère est arrivée en France avec son mari en août 2021, de manière irrégulière selon les documents consultés par l’AFP.
En avril 2025, la préfecture de Haute-Saône lui a refusé un titre de séjour et lui a délivré une OQTF.
Elle avait contesté cette décision devant le tribunal administratif de Besançon.
Mais en février 2026, celui-ci a rejeté son recours.
Selon les explications de son avocat rapportées par Le Parisien, le tribunal a notamment estimé que « la cellule familiale pouvait se reconstituer au Maroc » et que la mère, qui s’occupe de ses six enfants, n’était pas intégrée au marché du travail.
Une appréciation vivement contestée par son conseil.
Celui-ci met au contraire en avant cinq années de présence en France, l’emploi régulier du mari, son droit au séjour ainsi que la scolarisation des enfants, dont il souligne les bons résultats.
L’avocat estime également que la famille ne présente aucune difficulté particulière en matière d’ordre public.
La mère de famille a fait appel de la décision devant la cour administrative d’appel de Nancy.
Mais cette procédure n’étant pas suspensive, elle peut être éloignée avant même que la juridiction ne tranche définitivement son dossier.
Et l’administration avait déjà organisé son départ.
Un vol vers le Maroc avait été prévu dès le lundi suivant son placement en rétention.
La quadragénaire n’a toutefois pas embarqué : elle a fait un malaise sur le trajet vers l’aéroport et a été ramenée au CRA de Metz.
Son éloignement n’est donc pas annulé pour autant.
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La préfecture explique qu’après l’absence de départ volontaire dans le délai accordé, la mère avait d’abord été assignée à résidence avant d’être placée en rétention afin de mettre à exécution l’OQTF.
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