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Ceuta : quatre mois de prison pour un internaute après ses publications sur Facebook
jeudi 20 août 2026, par
Un internaute marocain vient d’être condamné à quatre mois de prison ferme à Marrakech. En cause : des publications diffusées sur Facebook en lien avec les récents événements de Ceuta, alors que les autorités surveillent de près les appels relayés sur les réseaux sociaux.
Le tribunal de première instance de Marrakech a condamné, mercredi 19 août, Mourad Habbal à quatre mois de prison ferme ainsi qu’à une amende de 1 000 dirhams.
Sur Arabika24 : Ceuta : face à la rumeur d’une frontière « ouverte » le 15 août, le Maroc prend des mesures
Selon Yabiladi, l’internaute, actuellement détenu à la prison locale d’Oudaya, était poursuivi pour « incitation à commettre un crime ou un délit par voie électronique ».
La procédure vise des publications diffusées sur son compte Facebook concernant les récents événements de Ceuta. Aucun élément disponible ne permet toutefois d’affirmer qu’il aurait joué un rôle dans l’organisation des tentatives de passage vers l’enclave espagnole.
Cette condamnation intervient dans un contexte de vigilance accrue autour des contenus publiés en ligne au Maroc.
Les réseaux sociaux au cœur des tensions autour de Ceuta
Depuis la crise migratoire survenue à la frontière de Ceuta à la fin du mois de juillet, les réseaux sociaux font l’objet d’une attention particulière.
Début août, El País avait notamment documenté la circulation, sur Facebook et WhatsApp, de nombreux messages évoquant une nouvelle tentative de passage vers Ceuta le 15 août. Certains encourageaient le déplacement vers la frontière, tandis que d’autres mettaient au contraire les jeunes en garde contre les dangers encourus.
À l’approche de cette date, le Maroc avait considérablement renforcé son dispositif sécuritaire dans le nord du pays. Reuters rapportait également que ces mesures intervenaient après de nouveaux appels à des passages massifs apparus sur les réseaux sociaux.
Le cas de Mourad Habbal montre désormais que les suites de ces événements se jouent aussi devant les tribunaux. Au-delà des contrôles déployés aux abords de Ceuta, les publications susceptibles d’être considérées par la justice comme une incitation à commettre une infraction peuvent donc également conduire leurs auteurs devant la justice.
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