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Dix mois de prison, trois ans hors écran : ce que risque réellement Soukaina Glamour

mardi 18 août 2026, par Arabika

Soukaina Glamour a été condamnée à dix mois de prison ferme et éloignée des réseaux sociaux pendant trois ans. Une précision du jugement retient particulièrement l’attention : l’influenceuse marocaine ne pourra pas davantage apparaître sur les plateformes numériques.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne s’attendait à une décision aussi radicale !

Sur Arabika24 : Soukaina Glamour accuse l’IA… quelques heures plus tard, elle est interpellée à l’aéroport

Pour Soukaina Janah, plus connue sous le pseudonyme de Soukaina Glamour, la condamnation prononcée le lundi 17 août dépasse largement la peine de prison. Le tribunal de première instance de Marrakech lui a infligé dix mois d’emprisonnement ferme et une amende de 500 dirhams. Elle est même privée de son moyen de subsistance.

La décision comporte surtout une sanction directement liée à son activité publique. Pendant trois ans, la créatrice de contenu ne pourra plus utiliser les réseaux sociaux. L’interdiction concerne également le fait d’y « apparaître ».

Cette nuance est importante. La mesure rapportée ne semble donc pas se limiter à la publication de contenus depuis ses comptes personnels. Elle vise aussi l’exposition de son image sur les plateformes qui ont construit sa notoriété.

Il convient néanmoins de rester prudent : les modalités précises d’application de cette interdiction n’ont pas été détaillées dans les informations disponibles. Impossible, à ce stade, de déterminer comment seront traitées d’éventuelles anciennes publications, des images diffusées par des tiers ou des apparitions indépendantes de sa volonté.

Une disparition numérique imposée pendant trois ans

Pour une influenceuse, cette partie du jugement possède une portée particulière. Le pseudonyme « Soukaina Glamour », sa visibilité publique et son audience se sont développés en ligne. L’empêcher d’utiliser et d’apparaître sur ces espaces revient donc à interrompre le principal lien qui l’unissait à ses abonnés.

Il serait toutefois prématuré d’évaluer les conséquences financières ou professionnelles de cette absence forcée. Aucun élément public ne permet de connaître précisément la nature de ses revenus, de ses éventuels contrats ou des recours qu’elle pourrait exercer contre la décision.

L’affaire trouve son origine dans la diffusion d’un contenu considéré comme portant atteinte à la pudeur publique. Soukaina Glamour avait été interpellée le 12 août à l’aéroport international Mohammed-V de Casablanca, alors qu’elle s’apprêtait à quitter le Maroc à bord d’un vol international.

Cinq jours plus tard, le tribunal de Marrakech a prononcé sa condamnation. Si les dix mois de prison constituent la peine la plus immédiate, les trois années d’effacement numérique pourraient peser durablement sur la présence publique de celle dont la célébrité est indissociable des réseaux sociaux.