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Ceuta : l’Espagne veut mettre à l’abri 500 jeunes filles après les violences signalées

vendredi 21 août 2026, par Arabika

Face à la situation critique à Ceuta, Madrid prépare le transfert vers l’Espagne continentale d’environ 500 jeunes migrantes particulièrement vulnérables. Cette décision intervient alors que plusieurs agressions sexuelles, touchant notamment des mineures, ont été signalées depuis l’arrivée massive de migrants fin juillet.

L’Espagne veut agir en urgence pour protéger les jeunes filles actuellement présentes à Ceuta.

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Depuis les arrivées massives des 30 et 31 juillet, l’enclave espagnole située au nord du Maroc fait face à une pression exceptionnelle sur ses structures d’accueil. Parmi les personnes présentes se trouvent de nombreux mineurs non accompagnés, dont plusieurs centaines de jeunes filles considérées comme particulièrement vulnérables.

Le gouvernement espagnol prépare désormais leur transfert vers la péninsule.

Selon El País, le ministère de la Jeunesse et de l’Enfance travaille sur un dispositif concernant environ 500 jeunes filles migrantes non accompagnées.

Le chiffre reste provisoire et chaque situation doit être examinée individuellement.

Plusieurs solutions sont étudiées : accueil dans différentes communautés autonomes, placement familial ou prise en charge par des organisations spécialisées dans la protection de l’enfance.

Des mineures particulièrement exposées aux violences

L’urgence ne s’explique pas seulement par la saturation des capacités d’accueil de Ceuta.

Depuis la fin juillet, plusieurs cas de violences sexuelles ont été signalés dans l’enclave.

Selon Reuters, au moins 15 signalements d’agressions sexuelles, concernant majoritairement des mineures, ont été enregistrés depuis la vague migratoire.

Plusieurs femmes ont également dû recevoir des soins médicaux après des violences sexuelles.

Dans ce contexte, les autorités ont cherché à mettre certaines jeunes filles à l’abri dans des espaces sécurisés.

Madrid invoque surtout un principe juridique central : l’intérêt supérieur de l’enfant. En droit espagnol, les autorités ont une obligation de protection envers les mineurs non accompagnés présents sur leur territoire.

Le dossier provoque toutefois un important débat politique.

Le Maroc a demandé le retour de ses ressortissants, tandis que plusieurs responsables espagnols plaident également pour des rapatriements.

Bruxelles a de son côté rappelé que le droit européen prévoit le retour des migrants en situation irrégulière, y compris potentiellement des mineurs non accompagnés. Mais cette possibilité n’est pas automatique.

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Selon El País, la Commission européenne souligne qu’un mineur ne peut être renvoyé que si une prise en charge appropriée par sa famille ou par une structure compétente est garantie dans le pays de retour.