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Mort d’Abderrahim Fakir en Italie : 40 minutes de bodycam au cœur de l’enquête
mercredi 12 août 2026, par
L’enquête sur la mort d’Abderrahim Fakir à Bologne entre dans une phase déterminante. Les enquêteurs italiens examinent désormais les images enregistrées par la caméra-piéton d’un policier, soit environ 40 minutes susceptibles d’éclairer précisément le déroulement de l’intervention.
Près d’un mois après la mort d’Abderrahim Fakir, l’enquête se concentre désormais sur une pièce particulièrement importante : la caméra-piéton portée par l’un des policiers présents lors de l’intervention.
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Le Marocain est mort le 19 juillet à Bologne après avoir été immobilisé au sol lors d’une intervention des forces de l’ordre.
Une vidéo filmée par un témoin et largement diffusée sur les réseaux sociaux avait rapidement provoqué une forte émotion. On y voit Abderrahim Fakir maintenu face contre terre tandis qu’il appelle à l’aide et dit éprouver des difficultés à respirer.
Mais cette séquence ne montre qu’une partie des événements.
Les enquêteurs disposent désormais d’un enregistrement beaucoup plus long provenant directement d’une bodycam policière.
Selon Hespress, celui-ci contiendrait environ 40 minutes d’images retraçant l’intervention.
Une expertise déterminante pour reconstituer l’intervention
Le parquet de Bologne a ordonné une expertise technique de cette caméra afin de préserver et d’analyser son contenu.
Selon Morocco World News, une copie forensique des données devait être réalisée le 10 août au laboratoire du RIS, le département scientifique des Carabiniers à Rome.
Cette procédure est considérée comme une étape importante de l’enquête puisqu’elle doit permettre de reconstituer plus précisément la chronologie de l’intervention.
La défense des deux policiers concernés a également désigné un expert informatique afin d’assister aux opérations techniques. Elle souhaite par ailleurs que d’autres vidéos récupérées durant l’enquête ainsi que le téléphone d’Abderrahim Fakir soient examinés.
L’enjeu est désormais de confronter l’ensemble de ces éléments.
Les images de la bodycam pourraient notamment permettre de déterminer ce qui s’est déroulé avant la séquence filmée par un habitant, mais aussi de préciser les conditions exactes de l’interpellation et de la prise en charge médicale.
Six personnes sont actuellement concernées par l’enquête : deux policiers intervenus sur place et quatre membres de la Croix-Rouge italienne.
Le parquet enquête sur des faits susceptibles de relever de l’homicide involontaire, sans qu’une responsabilité pénale définitive ait été établie à ce stade.
Reuters avait indiqué dès le début de l’affaire que les autorités italiennes avaient promis de mettre les images des caméras corporelles à disposition des enquêteurs.
La Première ministre Giorgia Meloni avait elle-même appelé à établir les éventuelles responsabilités avec la plus grande rigueur, alors que l’affaire provoquait manifestations et débats sur l’usage de la force par la police en Italie.
Les premières constatations de l’autopsie ont également été versées au dossier. Des médias ayant eu accès aux éléments préliminaires ont notamment fait état de sang dans les poumons et de signes d’asphyxie, sans que ces données suffisent à elles seules à établir définitivement les causes et les responsabilités.
L’enquête doit donc encore déterminer précisément comment Abderrahim Fakir est mort.
C’est pourquoi les quelque 40 minutes enregistrées par la bodycam prennent aujourd’hui une importance particulière : elles pourraient fournir aux enquêteurs une chronologie beaucoup plus complète que les quelques minutes de vidéo déjà vues par le public.
Les deux policiers impliqués ont depuis repris leur activité professionnelle à des fonctions administratives, selon les informations rapportées mardi soir par Hespress, tandis que les investigations judiciaires se poursuivent.
Plusieurs semaines après la mort d’Abderrahim Fakir, l’affaire est ainsi loin d’être refermée.
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Après les témoignages, les vidéos amateurs et l’autopsie, c’est désormais l’enregistrement réalisé par la caméra d’un policier qui pourrait contribuer à établir ce qui s’est réellement passé durant les longues minutes précédant la mort du Marocain.
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