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Manon Relandeau reste introuvable malgré l’arrestation de son compagnon en Algérie
vendredi 7 août 2026, par
Plus de quatre mois après la disparition de Manon Relandeau, sa famille ne sait toujours pas ce qui est arrivé à l’éleveuse de 31 ans. Son compagnon, principal suspect dans l’enquête française, est pourtant détenu en Algérie depuis plusieurs mois. Une situation devenue particulièrement difficile à comprendre pour les proches de la jeune femme.
L’arrestation avait suscité un immense espoir.
Sur Arabika24 : Elle part en Algérie rendre visite à sa mère, son séjour se transforme en blocage administratif
Le 27 avril dernier, le compagnon de Manon Relandeau était interpellé en Algérie, près d’un mois après la disparition de l’agricultrice de Saint-Étienne-de-Montluc, en Loire-Atlantique.
Avec lui se trouvait leur petite fille, alors âgée de 15 mois.
Pour la famille de Manon, cette arrestation pouvait laisser penser que l’enquête allait enfin connaître une avancée décisive.
Plus de trois mois plus tard, les réponses espérées ne sont toujours pas arrivées.
Ce vendredi 7 août, la mère de Manon Relandeau a de nouveau exprimé son désarroi auprès de TF1 Info.
Elle demande désormais directement l’intervention d’Emmanuel Macron afin que le dossier puisse avancer.
Une démarche qui révèle le paradoxe au cœur de cette affaire : l’homme considéré comme le principal suspect par les enquêteurs français n’est pas en fuite. Il a été arrêté et se trouve détenu en Algérie. Pourtant, sa présence sur le territoire algérien complique considérablement le travail de la justice française.
Tout commence le 27 mars.
Ce jour-là, Manon Relandeau, 31 ans, disparaît à Saint-Étienne-de-Montluc, où elle exploite une ferme.
Quelques jours plus tard, le 2 avril, son compagnon quitte la France pour l’Algérie avec leur fille.
Selon Le Monde, Manon avait par ailleurs rendez-vous le 3 avril dans une structure accueillant des femmes victimes de violences.
Elle ne s’y présentera jamais.
Le parquet de Nantes ouvre alors une enquête notamment pour meurtre par conjoint et enlèvement de mineure.
Pendant plusieurs semaines, d’importants moyens sont mobilisés en Loire-Atlantique pour tenter de retrouver la jeune femme.
Drones, recherches sur le terrain, investigations techniques : les enquêteurs multiplient les pistes.
Puis survient le premier grand rebondissement.
Le 27 avril, la police algérienne interpelle le compagnon de Manon. Leur fille est retrouvée avec lui, saine et sauve.
À ce moment-là, TF1 Info indiquait déjà que l’homme n’avait fait aucune déclaration permettant de comprendre ce qui était arrivé à sa compagne.
Quelques jours plus tard, il est placé en détention provisoire par la justice algérienne.
Mais sa nationalité algérienne change profondément la situation judiciaire.
L’Algérie n’extrade en principe pas ses propres ressortissants. La perspective de voir le suspect rapidement remis aux autorités françaises apparaît donc très limitée.
Cela ne signifie toutefois pas que l’enquête soit totalement bloquée.
Les deux pays peuvent coopérer dans le cadre de l’entraide judiciaire. Des actes d’enquête peuvent notamment être demandés aux autorités algériennes par la justice française.
Mais pour la famille de Manon, cette coopération n’apporte pas, à ce stade, les réponses qu’elle attend.
Et c’est précisément ce qui nourrit aujourd’hui son incompréhension.
L’homme que les enquêteurs français souhaitent entendre se trouve détenu depuis plusieurs mois, mais Manon reste introuvable.
Sa mère espère notamment savoir ce qui ressort des auditions effectuées en Algérie et si celles-ci peuvent fournir de nouveaux éléments permettant de localiser sa fille.
L’affaire est ainsi passée d’une disparition inquiétante en Loire-Atlantique à un dossier judiciaire particulièrement complexe entre la France et l’Algérie.
Dès le 29 avril, le cas de Manon Relandeau avait même été évoqué lors du compte rendu du Conseil des ministres. Interrogée sur la coopération avec Alger, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon avait expliqué ne pas connaître le dossier suffisamment précisément pour répondre, renvoyant notamment vers le ministère de l’Intérieur et le Quai d’Orsay.
Plus de trois mois ont passé depuis.
La mère de Manon s’adresse désormais directement au sommet de l’État.
« Je voudrais que M. le Président de la République fasse avancer le dossier », a-t-elle déclaré à TF1.
Derrière les questions diplomatiques et judiciaires, une seule interrogation demeure pour la famille : où est Manon ?
L’arrestation de son compagnon en Algérie avait représenté une avancée spectaculaire dans l’enquête.
Elle n’a, pour l’instant, pas permis de résoudre le mystère de sa disparition.
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