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Cheikha Moza a 67 ans : après la mort de Hamad, une nouvelle page s’ouvre
mardi 11 août 2026, par
La cheikha Moza bint Nasser a fêté ses 67 ans dans un contexte profondément différent. Moins d’un mois après la disparition de son époux, l’ancien émir Hamad ben Khalifa Al Thani, l’une des femmes les plus influentes du Qatar entre dans une nouvelle période de sa vie.
Le 8 août avait cette année une résonance particulière pour la cheikha Moza bint Nasser.
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À l’occasion de ses 67 ans, la mère de l’actuel émir du Qatar célébrait pour la première fois son anniversaire sans Hamad ben Khalifa Al Thani, disparu quelques semaines auparavant.
Le décès de l’ancien souverain a été officiellement annoncé le 12 juillet par le Diwan de l’émir du Qatar.
Hamad ben Khalifa Al Thani avait 74 ans.
Pour Moza, cette disparition clôt surtout une histoire familiale commencée près d’un demi-siècle plus tôt.
Le couple s’était marié en 1977, bien avant l’accession de Hamad au pouvoir. Au fil des décennies, la cheikha Moza allait progressivement devenir l’un des visages les plus reconnaissables du Qatar sur la scène internationale.
Près de cinquante ans d’une histoire liée à celle du Qatar
Lorsque Hamad ben Khalifa Al Thani prend la tête du pays en 1995, le Qatar entre dans une période de profondes transformations.
Pendant son règne, qui s’achève avec son abdication en 2013, Moza développe parallèlement son propre rôle public, notamment dans les domaines de l’éducation, de la recherche et du développement social.
À travers Qatar Foundation et différentes initiatives internationales, elle s’impose progressivement comme une personnalité à part au sein des monarchies du Golfe.
La disparition de Hamad marque donc bien davantage qu’un changement dans sa vie privée.
Elle clôt aussi une époque durant laquelle leurs trajectoires personnelles et institutionnelles ont évolué côte à côte.
En 2013, Hamad avait choisi de transmettre le pouvoir à leur fils Tamim ben Hamad Al Thani.
Moza s’était alors retrouvée dans une position singulière : épouse de l’ancien émir et mère du nouveau souverain.
Treize ans plus tard, la disparition de Hamad modifie une nouvelle fois cet équilibre familial.
Si la cheikha Moza reste très présente à travers ses activités institutionnelles et philanthropiques, elle aborde désormais cette étape sans celui qui avait partagé avec elle presque cinquante années de vie.
Le contraste est d’autant plus frappant que son image publique a longtemps été associée à une période précise de l’histoire récente du Qatar : celle de l’ouverture internationale du pays, de l’essor de ses institutions éducatives et de son ambition croissante sur la scène mondiale.
The Peninsula rappelait d’ailleurs, après sa disparition, le rôle déterminant joué par Hamad dans cette transformation.
Aujourd’hui, cette époque appartient désormais à l’histoire.
À 67 ans, la cheikha Moza demeure néanmoins une personnalité influente et conserve ses propres responsabilités.
Son avenir public ne se résume donc pas au rôle de veuve de l’ancien émir.
Il sera surtout observé à travers la manière dont elle poursuivra les engagements qui ont construit son image pendant plusieurs décennies, alors que son fils Tamim continue de diriger le pays.
Pour son premier anniversaire sans Hamad, Moza se trouve ainsi à la croisée de deux époques : celle qu’elle a construite aux côtés de son époux et celle qui se poursuit désormais sous le règne de leur fils.
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