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Elle redoutait la ménopause, Aïcha y a finalement trouvé une forme de liberté

lundi 17 août 2026, par Arabika

Longtemps préoccupée par ce qu’elle devait « corriger » dans son apparence, Aïcha a découvert une forme de liberté après la ménopause. Son témoignage invite à dépasser l’expression arabe de « l’âge du désespoir » pour parler enfin de renouveau.

À 58 ans, Aïcha ne regarde plus son corps de la même manière. Pendant longtemps, cette mère de trois enfants, absorbée par son travail et une vie particulièrement active, avait le sentiment de s’être oubliée.

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Son apparence était principalement envisagée sous l’angle de ce qu’il fallait modifier, masquer ou améliorer. Lorsque les premiers changements physiques liés à la ménopause sont apparus, elle redoutait donc de voir revenir ses anciens complexes.

La réalité a été très différente. Aïcha s’est aperçue qu’elle consacrait beaucoup moins d’énergie à se juger, à se comparer aux autres et à remettre constamment son apparence en question.

L’été, elle privilégie désormais les vêtements larges dans lesquels elle peut respirer. Elle se baigne lorsqu’elle en a envie et ne cherche plus à vérifier ou à corriger son image avant de sortir. « Je préfère vivre l’instant », résume-t-elle.

Ce changement ne signifie pas qu’elle aime chaque transformation de son corps. Il montre surtout qu’elle refuse désormais de laisser son apparence décider à sa place.

Du désespoir au renouveau : changer les mots pour changer le regard

Le témoignage d’Aïcha prend une résonance particulière dans le monde arabe. La ménopause y est encore fréquemment désignée par l’expression sin al-yaas, que l’on peut traduire par « l’âge du désespoir ».

Ces mots associent la fin des menstruations à une perte de féminité, d’utilité ou de désirabilité. Une vision que le Fonds des Nations unies pour la population souhaite contribuer à faire évoluer.

L’UNFPA pour les États arabes a notamment soutenu l’emploi d’une nouvelle expression : « l’âge du renouveau ». Cette formulation rappelle que la ménopause n’est pas la fin de la vie d’une femme, mais une transition susceptible d’ouvrir de nouvelles perspectives.

L’Organisation mondiale de la santé souligne également que cette étape est autant sociale que biologique. La manière dont une femme la traverse dépend notamment des normes de genre, du regard porté sur le vieillissement et de son environnement familial et culturel.

Pour Aïcha, cette période est devenue celle d’un déplacement du regard. Elle ne cherche plus à présenter une version parfaite d’elle-même, mais à vivre avec davantage de confort et de bienveillance.

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Prendre soin de soi reste essentiel, notamment lorsque certains symptômes perturbent le sommeil, la santé ou le quotidien. Mais le confort n’est pas un renoncement. Pour Aïcha, il représente au contraire une nouvelle forme de sagesse : celle de profiter de son corps au lieu de passer son temps à le surveiller.