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Léa Salamé : de « trop brune » à cette « orientalité » pleinement revendiquée

samedi 15 août 2026, par Arabika24.com

Léa Salamé n’a pas toujours porté un regard bienveillant sur son apparence. Longtemps, la journaliste s’est trouvée « trop brune » et jugeait ses yeux « trop noirs ». Elle considère désormais ces particularités comme une force et revendique pleinement son « orientalité ».

Sur les photographies de ses vacances dévoilées par Paris Match, Léa Salamé apparaît naturelle et détendue. En maillot de bain sur une plage de Haute-Corse, la présentatrice du 20 Heures profite de quelques moments de complicité avec Raphaël Glucksmann.

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Le couple évolue presque incognito parmi les touristes. Léa et son compagnon n’utilisent leurs lunettes noires que pour se protéger du soleil. Dans cette crique discrète, personne ne leur demande de photographie et ils peuvent se baigner sans être constamment renvoyés à leurs fonctions publiques.

Cette apparente aisance tranche avec le regard très dur que Léa Salamé portait autrefois sur elle-même. Interrogée en 2015 par Elle, elle répondait simplement « acceptable » lorsqu’on lui demandait si elle se trouvait jolie.

La journaliste reconnaissait surtout avoir eu du mal à accepter certains traits de son apparence lorsqu’elle avait commencé à travailler à la télévision. « Au début, à la télé, je me trouvais trop grosse, trop brune, les yeux trop noirs », expliquait-elle.

Les traits autrefois rejetés sont devenus sa signature

Avec le temps, Léa Salamé a changé de regard. Elle a compris que ce qu’elle considérait comme des défauts pouvait au contraire contribuer à son charme et la distinguer dans le paysage audiovisuel français.

« Désormais, je revendique tout : les rondeurs, l’orientalité, les yeux noirs », affirmait-elle. Une déclaration particulièrement forte pour celle qui est née à Beyrouth et qui a quitté le Liban avec sa famille à l’âge de 5 ans.

Son identité est traversée par plusieurs histoires. Son père, Ghassan Salamé, est libanais. Sa mère, Mary Boghossian, est issue d’une famille arménienne ayant connu l’exil. Léa Salamé a grandi et construit sa carrière en France, sans effacer les différentes composantes de cet héritage.

Cette acceptation a accompagné son ascension professionnelle. Au fil des années, son regard sombre, sa chevelure brune et sa présence très affirmée à l’écran sont devenus des éléments immédiatement reconnaissables. Les traits dont elle doutait à ses débuts participent désormais pleinement à son identité médiatique.

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Les images estivales publiées par Paris Match donnent une résonance particulière à ses anciennes confidences. Loin des éclairages des plateaux, Léa Salamé ne semble plus chercher à correspondre à une image imposée. Elle apparaît simplement telle qu’elle est, au bord de cette Méditerranée qui relie symboliquement son présent corse à ses racines orientales.